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Lancement officiel de la réunion de travail du Cadre de Coopération de l'Aide Externe (CAED), par le Chef du Gouvernement

26 Mars, 2014

Port-au-Prince, mercredi 26 Mars 2014 : Le Premier ministre, S.E.M. Laurent Lamothe, également Ministre de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), accompagné des Ministres des Affaires Etrangères, M. Pierre Richard Casimir, de l'Economie et des Finances, M. Wilson Laleau, de la Santé Publique et de la Population, Mme Florence Duperval Guillaume, et du Directeur Général du MPCE, M. Yves Robert Jean, a procédé, ce mardi 25 Mars, au lancement de la première réunion au niveau national du Comité d'efficacité de l'aide (CEA). 

Le CEA, espace d’échanges, de planification, de conception, de mise en œuvre et d’évaluation des engagements conjoints pris par l’Etat haïtien et ses différents partenaires locaux et internationaux, relève du Cadre de coordination de l’aide externe au développement (CAED). Sa première rencontre nationale  a réuni plusieurs bailleurs de fonds, dont les Etats-Unis d’Amérique, la France, le Canada, l’Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, et l’Organisation des Etats Américains (OEA). Le G12+ est coordonné par Peter De Clercq,  Coordonnateur résident du système des Nations Unies.

 

Au cours de cette réunion, une feuille de route conjointe des actions à entreprendre par l’Etat haïtien et ses Partenaires Techniques et Financiers (PTF)  a été adoptée dans l’objectif d’une meilleure harmonisation et efficacité de l’aide externe.  Dans la foulée, un communiqué conjoint en date du 25 Mars courant stipule que : « Les membres du Comité de l’aide ont pris bonne note du bilan des avancées réalisées par le Gouvernement dans la mise en œuvre des engagements exprimés dans le communiqué conjoint de la première réunion de CEA-niveau international du 10 Mai 2013 ».

Lors de ses propos d’introduction à la première rencontre nationale, le Premier ministre Lamothe a fortement insisté sur l’impérieuse nécessité de l’alignement de l’aide au développement d’Haïti sur les priorités de l’Etat et ce, afin d’une meilleure harmonisation, convergence et efficacité des projets et programmes. Ce qui, a par ailleurs souligné le Président du CAED, favorisera de meilleurs résultats au bénéfice des plus pauvres d’Haïti. Plaidant en faveur d’une banque de données commune à l’Etat haïtien, aux Organisations non gouvernementales (ONG) et aux bailleurs de fonds d’appui budgétaire à Haïti, le Premier ministre a également mis l’accent sur l’importance d’un plus court délai de décaissement de l’aide externe, ainsi que de son orientation sectorielle locale dépendamment des programmes du gouvernement.

D’entrée de jeu, M. Peter De Clercq a publiquement félicité le Chef du Gouvernement pour le leadership éclairé et la volonté de mieux canaliser et utiliser l’aide externe au développement d’Haïti dont il fait montre en créant le CEAD et, en initiant le CEA. Il a qualifié cette première réunion CEA - niveau national d’importante parce qu’elle marque une transition de l’aide humanitaire vers une aide de développement durable. Le coordonnateur du G12+ a reconnu que, pour une fois, l’histoire de la coopération de l’aide externe est sur la bonne voie.

Parmi les engagements pris dans le communiqué conjoint, « les partenaires au développement d’Haïti s’engagent, de manière consensuelle, à aligner leur appui notamment technique et financier, sur les politiques de développement et les priorités du gouvernement ». Ils ont aussi convenu que « les partenaires au développement d’Haïti recommandent de confier au Secrétariat technique du CAED le suivi des engagements et l’évaluation périodique des progrès en matière d’efficacité de l’aide ».

Lors de ses propos de lancement de la première réunion locale du Comité d’efficacité de l’aide, M. Laurent Lamothe, a déclaré, prenant à la fois en compte les bailleurs du nord comme ceux du sud, « qu’il n’y a pas de coopération trop petite, tout comme il n’existe pas de montant trop grand » aux divers programmes de solidarité sociale et de développement durable de l’administration Martelly et de son gouvernement, dans l’intention de continuer à améliorer les conditions de vie des plus pauvres.

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